Accidenté à Saint-Brieuc, un motard blessé est ignoré par les automobilistes.
Nouveaux à Saint-Brieuc ? Vos premières impressions ?
La rave party de Saint-Potan
Les aléas du Champ-de-Mars
Nouvelles plaques d'immatriculation : fini le 22 !
Vues du ciel, les algues vertes sont envahissantes
Webcam
Co-voiturage









La famille Vanhoaute, venue de Dendermonde en Belgique, préfère dépenser le strict minimum en route, et rester plus longtemps au camping non loin de Paimpol. Quelques familles, six tout au plus, pique-niquent sur l'herbe jaunie par le Soleil. Le peu d'éclats de voix est largement couvert par le trafic, dense à cette heure. Une petite fille, sans doute lasse d'une longue route, joue les karatékas, avant de manger une brioche en faisant les cent pas. Son grand frère la regarde, patient et amusé. D'autres s'arrêtent brièvement, le temps d'une cigarette ou d'une pause pipi.
Nicole Buruiana, qui tient le snack depuis 16 ans, les observe, un peu désolée de voir sa terrasse déserte : « Il est 13 h et tout le monde a son pique-nique. Après il n'y a plus personne jusqu'à 17 h. Ça fait trois ans que l'aire est vide, je n'ai jamais vu ça. » Pour elle, il y a deux explications : « D'abord le pouvoir d'achat, les gens n'ont plus d'argent, et le panneau qui indiquait l'aire manque depuis un accident. » Du côté de l'office de tourisme, Benjamin Hervé note en un an « une légère baisse de fréquentation, avec en moyenne entre quinze et vingt demandes par jours. »
Parmi les estivants qui déjeunent sur l'herbe, la famille Lafaure qui, venue d'Ile-de-France, se rend au camping de Plestin-les-Grèves. Arile, le père, estime qu'il faut faire attention au budget : « Avec la hausse du gazole, ça devient dur. On roule moins vite pour économiser. Mais avec une voiture qui consomme huit litres aux cent, je ne pense pas faire 150 kilomètres pour une visite. » Même son de cloche pour les Vanhoaute, venus de Belgique avec leurs deux filles de cinq et sept ans : « On préfère rester plus longtemps au camping, plutôt que de dépenser sur la route », explique Françoise, la mère.
La famille Poulain, semble plus optimiste. Ils pique-niquent, certes, mais « pas pour faire des économies, mais parce que les petits enfants aiment manger comme ça. » Ces deux retraités venus de Fécan, en Normandie, sont rodés à l'exercice : « On a tout ce qu'il faut, un thermos de café, les couverts en plastique, on est habitués », confie Marie-Thérèse, la grand-mère.
L'affluence n'est donc pas de mise à l'aire d'Yffiniac. Mais comme l'explique Benjamin Hervé, « le pic de fréquentation se situe le samedi entre midi et quatorze heures. »
Yann LEON.