Accidenté à Saint-Brieuc, un motard blessé est ignoré par les automobilistes.
Nouveaux à Saint-Brieuc ? Vos premières impressions ?
La rave party de Saint-Potan
Les aléas du Champ-de-Mars
Nouvelles plaques d'immatriculation : fini le 22 !
Quatre interpellations après la mort du teufeur
« Chants et danseries » en version baroque
François Hollande à Collinée pour fêter la rose
Webcam
Co-voiturage









En juillet, le nombre de personne transportées par les vedettes de Bréhat est à la baisse. Les gérants espèrent une amélioration pour le mois d'août, si le ciel se montre clément. Pour autant, Didier Corlouër se garde bien de crier à la catastrophe. « C'est comme ça, il faut faire avec. Mais il suffit qu'il fasse beau le mois prochain et ça ira tout de suite mieux. » Car pour les vedettes de Bréhat, le facteur principal dont dépend l'activité, c'est la météo. La compagnie dessert principalement l'île de Bréhat, par différents circuits. « Les gens qui vont passer la journée sur une île attendent une journée où il fait beau pour se décider à venir. »
Un tiers des dépenses pour le gasoil
Mais le mauvais temps n'est pas le seul responsable de la raréfaction des touristes. « La baisse du pouvoir d'achat doit aussi y être pour quelque chose, constate Didier Corlouër. Mais tous les métiers du tourisme sont touchés de la même façon. » En revanche, la hausse des prix du pétrole touche plus les vedettes de Bréhat que d'autres entreprises. « Ça commence à devenir critique, constate Didier Corlouër. Les prix ont augmenté de 70 % par rapport à l'année dernière. Et malgré une hausse de nos tarifs cette année, ça ne contrebalance pas les pertes. » Un tiers des dépenses de l'entreprise passent déjà dans le gasoil. Et pour essayer de limiter le coût, les solutions ne sont pas nombreuses. « On a déjà pris un bateau qui consomme le moins possible pour les longs trajets, et augmenté le seuil de remplissage minimum des bateaux. Si ça continue, soit on augmente les prix, soit on augmente encore le taux de remplissage minimum, soit on décide d'aller moins vite sur certains trajets. Mais est ce que les gens accepteront d'aller moins vite, même si ça ne représente qu'une demi-heure de plus ? »
Thierry SOULARD.