Un chalutier coule dans le port de Saint-Quay
L'« Odyssée » devrait être renfloué en ce début de semaine.
L'« Odyssée », navire de 12 m, gît par 14 m de fond dans le port d'Armor. Il n'y avait personne à bord.
« Je n'ai jamais eu de problème avec ce bateau. Franchement, je ne comprends pas. » Stéphane Balivet, patron-pêcheur briochin de 43 ans, regarde avec amertume les haussières qui disparaissent dans les eaux du port de Saint-Quay-Portrieux où gît désormais son navire, couché sur le flanc bâbord. C'est dans la nuit de samedi à dimanche que l'« Odyssée », chalutier coquillier de 12 m et 50 tonnes, a sombré pour une raison qui reste inexpliquée.
« Je suis rentré vendredi au port après une sortie au chalut, indique Stéphane Balivet, propriétaire depuis deux ans et demie de ce bateau construit en 1979. Je n'ai rien constaté de particulier en quittant mon navire. » C'est alerté par un autre pêcheur dimanche matin que Stéphane Balivet s'est aussitôt rendu sur place. En s'enfonçant, l'« Odyssée » a malmené le ponton auquel il était amarré. Plusieurs morceaux sont partis à l'eau. Tout comme quelques éléments arrachés du pont du navire remontés en surface. Ils ont été récupérés par les sauveteurs côtiers de Saint-Quay et Plouha.
Pour sécuriser le site, ces derniers ont ensuite balisé le lieu du naufrage. « Mille litres de gasoil sont toujours dans le réservoir. Nous observons une petite pollution résiduelle sur laquelle il est difficile d'intervenir », indiquait le capitaine Philippe Ollivier qui supervisait l'opération. À la demande de Dominique Blanc, maire de Saint-Quay-Portrieux, une surveillance des plages a été mise en place en cas de pollution plus importante.
Quant aux raisons du naufrage, c'est la piste accidentelle qui semble prévaloir. Les premières plongées réalisées par les pompiers ne permettent néanmoins pas d'expliquer ce qui avait pu se passer. Seul le renflouement de l'« Odyssée » qui pourrait intervenir rapidement permettra d'y voir plus clair.
François GREGOIRE.
Ouest-France